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日志


8月4日

L'AMOUR

 
Quand l'amour vous fait signe, suivez le.
Bien que ses voies soient dures et rudes.
Et quand ses ailes vous enveloppent, cédez-lui.
Bien que la lame cachée parmi ses plumes puisse vous blesser.
Et quand il vous parle, croyez en lui.
Bien que sa voix puisse briser vos rêves comme le vent du nord dévaste vos jardins.
Car de même que l'amour vous couronne, il doit vous crucifier.
De même qu'il vous fait croître, il vous élague.
De même qu'il s'élève à votre hauteur et caresse vos branches les plus délicates qui frémissent au soleil,
Ainsi il descendra jusqu'à vos racines et secouera leur emprise à la terre.
Comme des gerbes de blé, il vous rassemble en lui.
Il vous bat pour vous mettre à nu.
Il vous tamise pour vous libérer de votre écorce.
Il vous broie jusqu'à la blancheur.
Il vous pétrit jusqu'à vous rendre souple.
Et alors il vous expose à son feu sacré, afin que vous puissiez devenir le pain sacré du festin sacré de Dieu.
Toutes ces choses, l'amour l'accomplira sur vous afin que vous puissiez connaître les secrets de votre cœur, et par cette connaissance devenir une parcelle du cœur de la Vie.
Mais si, dans votre appréhension, vous ne cherchez que la paix de l'amour et le plaisir de l'amour.
Alors il vaut mieux couvrir votre nudité et quitter le champ où l'amour vous moissonne,
Pour le monde sans saisons où vous rirez, mais point de tous vos rires, et vous pleurerez, mais point de toutes vos larmes.
L'amour ne donne que de lui-même, et ne prend que de lui-même.
L'amour ne possède pas, ni ne veut être possédé.
Car l'amour suffit à l'amour.
Quand vous aimez, vous ne devriez pas dire, “Dieu est dans mon cœur”, mais plutôt, “Je suis dans le cœur de Dieu”.
Et ne pensez pas que vous pouvez infléchir le cours de l'amour car l'amour, s'il vous en trouve digne, dirige votre cours.
L'amour n'a d'autre désir que de s'accomplir.
Mais si vous aimez et que vos besoins doivent avoir des désirs, qu'ils soient ainsi :
Fondre et couler comme le ruisseau qui chante sa mélodie à la nuit.
Connaître la douleur de trop de tendresse.
Etre blessé par votre propre compréhension de l'amour ;
Et en saigner volontiers et dans la joie.
Se réveiller à l'aube avec un cœur prêt à s'envoler et rendre grâce pour une nouvelle journée d'amour ;
Se reposer au milieu du jour et méditer sur l'extase de l'amour ;
Retourner en sa demeure au crépuscule avec gratitude ;
Et alors s'endormir avec une prière pour le bien-aimé dans votre cœur et un chant de louanges sur vos lèvres.
                                                                                     
 
                                                                                      Khalil Gibran
                                                                                     ( 1883 - 1931 )


                                                                                            

7月16日

PANTOMINE

Pantomime

Pierrot, qui n'a rien d'un Clitandre,
Vide un flacon sans plus attendre,
Et, pratique, entame un pâté.

Cassandre, au fond de l'avenue,
Verse une larme méconnue
Sur son neveu déshérité.

Ce faquin d'Arlequin combine
L'enlèvement de Colombine
Et pirouette quatre fois.

Colombine rêve, surprise
De sentir un coeur dans la brise
Et d'entendre en son coeur des voix.

Paul VERLAINE
 ( 1844 - 1896 )

La commedia dell'arte, est une forme de comédie populaire apparue en Italie vers les années 1550. Rompant avec la tradition du texte écrit, les comédiens improvisaient, et étaient masqués...Exemple : un galant fait remettre un billet d'amour à une jeune fille, et à partir de là, les acteurs improvisent, construisent un dialogue. Le succés dépend de la vivacité des dialogues. Les personnages les plus connus sont Pantalone marchand crédule qui essaye de masquer son âge pour séduire les femmes, il Dottore qui emploie des mots latins pédants et confus, Pulcinella qui met au point des combines pour satisfaire sa méchanceté et ses désirs, il Capitano qui fanfaronne à popos de ses conquêtes guerrières et amoureuses....et Colombine, compagne de Pierrot, jeune femme ingénue romantique et amoureuse taquine d'Arlequin.

6月10日

RIEN NE PASSE

 
RIEN NE PASSE
 
Nous nous faisons, en général, une bien fausse idée du temps. Nous l'accusons de nous ôter nos illusions, d'étouffer nos espérances, d'effacer nos regrets aussi bien que nos joies, d'effeuiller dans nos parterres nos fleurs les plus choyées, d'éteindre dans nos cieux nos plus belles étoiles. Nous nous trompons, le temps n'emporte rien. Nos illusions, c'est nous-mêmes qui dépouillons leurs ailes, pour écrire avec leurs plumes une élégie sur leur perte ; c'est nous qui tuons l'espoir en l'embrassant ; c'est nous qui soufflons sur nos joies, qui tendons nos larmes au soleil pour qu'il sèche nos joues ; c'est nous qui saccageons nos fleurs pour en semer d'autres qui ne viendront pas ; c'est nous qui fermons les yeux pour nier les étoiles.
Quant à moi, je n'ai rien perdu. Sous la surface glacée de ma source, l'eau vive coule toujours ; l'herbe est verte sous le givre de mon automne. Que me dites-vous que mes beaux jours sont passés ? Ils ne sont pas morts puisque je m'en souviens.

 

                                                                     Jules LEFEVRE-DEUMIER

                                                                             ( 1789 - 1857 )

 



                                                                                                                                                                  
                                                                                                                                                           
 
6月7日

BONNE FËTE À TOUTES LES MAMANS

.
***
***
*
Pour la fête des mères
 Je dédie ce poème à toutes les mamans du monde
 Maman

 
Je te dédie du fond du cœur
Ces mots écrits avec chaleur
Sous forme d’un petit poème
Pour te dire combien je t’aime

Merci Maman

 
Pour l’amour que tu m’as donné
Depuis le jour où je suis né
Pour ton sourire en permanence
Qui a bercé ma tendre enfance

Pour tous les moments de bonheur
Que tu m’octroies avec ardeur
Pour ta sagesse et ta patience
Ta tendresse et ta bienveillance
.
Quand chaque nuit pour m’endormir
Tu te penches pour me couvrir
En me gratifiant au passage
D’un doux baiser sur mon visage

Toi qui brilles comme un soleil
Toi qui veilles sur mon sommeil
En chantonnant quelques rengaines
Sans jamais me montrer ta peine

Merci Maman

Pour tes soucis et tes tourments
Les multiples désagréments
Les épreuves que tu traverses
Toutes les larmes que tu verses

Je viens t’exprimer à mon tour
Ma gratitude et mon amour
Avec une émotion profonde
À toi, la plus belle du monde

Du fond de mon esprit rêveur
Je te dédie avec ferveur
En souvenir de mon enfance
Mon infinie reconnaissance

Marcel Fakhoury
 
 
5月19日

LES MAINS

 
 
Les mains
 
Aimez vos mains afin qu'un jour vos mains soient belles,
Il n'est pas de parfum trop précieux pour elles,
Soignez-les. Taillez bien les ongles douloureux,
Il n'est pas d'instruments trop délicats pour eux.
C'est Dieu qui fit les mains fécondes en merveilles ;
Elles ont pris leur neige au lys des Séraphins,
Au jardin de la chair ce sont deux fleurs pareilles,
Et le sang de la rose est sous leurs ongles fins.
Il circule un printemps mystique dans les veines
Où court la violette, où le bluet sourit ;
Aux lignes de la paume ont dormi les verveines ;
Les mains disent aux yeux les secrets de l'esprit.
Les peintres les plus grands furent amoureux d'elles,
Et les peintres des mains sont les peintres modèles.
Comme deux cygnes blancs l'un vers l'autre nageant,
Deux voiles sur la mer fondant leurs pâleurs mates,
Livrez vos mains à l'eau dans les bassins d'argent,
Préparez-leur le linge avec les aromates.
Les mains sont l'homme, ainsi que les ailes l'oiseau ;
Les mains chez les méchants sont des terres arides ;
Celles de l'humble vieille, où tourne un blond fuseau,
Font lire une sagesse écrite dans leurs rides.
Les mains des laboureurs, les mains des matelots
Montrent le hâle d'or des Cieux sous leur peau brune.
L'aile des goélands garde l'odeur des flots,
Et les mains de la Vierge un baiser de la lune.
Les plus belles parfois font le plus noir métier,
Les plus saintes étaient les mains d'un charpentier.
Les mains sont vos enfants et sont deux soeurs jumelles,
Les dix doigts sont leurs fils également bénis ;
Veillez bien sur leurs jeux, sur leurs moindres querelles,
Sur toute leur conduite aux détails infinis.
Les doigts font les filets et d'eux sortent les villes ;
Les doigts ont révélé la lyre aux temps anciens ;
Ils travaillent, pliés aux tâches les plus viles,
Ce sont des ouvriers et des musiciens.
Lâchés dans la forêt des orgues le dimanche,
Les doigts sont des oiseaux, et c'est au bout des doigts
Que, rappelant le vol des geais de branche en branche,
Rit l'essaim familier des Signes de la Croix.
Le pouce dur, avec sa taille courte et grasse,
A la force ; il a l'air d'Hercule triomphant ;
Le plus faible de tous, le plus doux a la grâce,
Et c'est le petit doigt qui sut rester enfant.
Servez vos mains, ce sont vos servantes fidèles ;
Donnez à leur repos un lit tout en dentelles.
Ce sont vos mains qui font la caresse ici-bas ;
Croyez qu'elles sont soeurs des lys et soeurs des ailes :
Ne les méprisez pas, ne les négligez pas,
Et laissez-les fleurir comme des asphodèles.
Portez à Dieu le doux trésor de vos parfums,
Le soir, à la prière éclose sur les lèvres,
Ô mains, et joignez-vous pour les pauvres défunts,
Pour que Dieu dans les mains rafraîchisse nos fièvres,
Pour que le mois des fruits vous charge de ses dons
Mais ouvrez-vous toujours sur un nid de pardons.
Et vous, dites, ô vous, qui, détestant les armes,
Mirez votre tristesse au fleuve de nos larmes,
Vieillard, dont les cheveux vont tout blancs vers le jour,
Jeune homme, aux yeux divins où se lève l'amour,
Douce femme mêlant ta rêverie aux anges,
Le coeur gonflé parfois au fond des soirs étranges,
Sans songer qu'en vos mains fleurit la volonté,
Tous, vous dites : « Où donc est-il, en vérité,
Le remède, ô Seigneur, car nos maux sont extrêmes ? »
- Mais il est dans vos mains, mais il est vos mains mêmes.

                                              Germain NOUVEAU
                                                  ( 1851 - 1920 )

 


 

Germain NOUVEAU, ami de Verlaine et Rimbaud, entra en 1878 comme employé au ministère de l'Instruction publique. Il fréquente les cabarets de Montmartre, devient professeur de dessin et, de 1886 à 1891, il enseigne au lycée Janson-de-Sailly. Déjà, il a écrit les poèmes de " la Doctrine de l'amour et des Valentines "  En 1891, une crise de folie mystique le conduit à l'asile de Bicêtre, d'où il sera libéré quelques mois plus tard. En 1899, commence pour lui une existence vagabonde et mystique, il voyage beaucoup à l'étranger et se retirera dans son village natal de Pourrières ( Var ) où il vivra de la charité d'autrui jusqu'à sa mort.

 

 
5月12日

DOUCE ET BELLE COMME SI MUSIQUE ET BOIS...

 
 
Suave es la bella como si mùsica y madera
 
Douce et belle comme si musique et bois
 
Poème - 10
 
***
 
Douce est la belle comme si musique et bois,
agate, toile, blé, et pêchers transparents,
avaient érigé sa fugitive statue.
À la fraîcheur du flot elle oppose la sienne.

La mer baigne des pieds lisses, luisants, moulés
sur la forme récente imprimée dans le sable ;
maintenant sa féminine flamme de rose
n'est que bulle battue de soleil et de mer.

Ah, que rien ne te touche hormis le sel du froid !
Que pas même l'amour n'altère le printemps.
Belle, réverbérant l'écume indélébile,

laisse, laisse, ta hanche imposer à cette eau
la neuve dimension du nénuphar, du cygne
et vogue ta statue sur l'éternel cristal.

Pablo NERUDA. - ( 1904- 1973 )
( la centaine d'amour )
 
Ce poème n° 10  est extrait d'un recueil de cent poèmes que Pablo Neruda écrivit pour Mathilde URRUTIA en 1959.
 

 
4月9日

HYMNE AU SOLEIL

 

Roi du monde et du jour, guerrier aux cheveux d'or,
Quelle main, te couvrant d'une armure enflammée,
Abandonna l'espace à ton rapide essor,
Et traça dans l'azur ta route accoutumée ?
Nul astre à tes côtés ne lève un front rival ;
Les filles de la nuit à ton éclat pâlissent ;
La lune devant toi fuit d'un pas inégal,
Et ses rayons douteux dans les flots s'engloutissent.
Sous les coups réunis de l'âge et des autans
Tombe du haut sapin la tête échevelée ;
Le mont même, le mont, assailli par le temps,
Du poids de ses débris écrase la vallée ;
Mais les siècles jaloux épargnent ta beauté :
Un printemps éternel embellit ta jeunesse,
Tu t'empares des cieux en monarque indompté,
Et les voeux de l'amour t'accompagnent sans cesse.
Quand la tempête éclate et rugit dans les airs,
Quand les vents font rouler, au milieu des éclairs,
Le char retentissant qui porte le tonnerre,
Tu parais, tu souris, et consoles la terre.
Hélas ! depuis longtemps tes rayons glorieux
Ne viennent plus frapper ma débile paupière !
Je ne te verrai plus, soit que, dans ta carrière,
Tu verses sur la plaine un océan de feux,
Soit que, vers l'occident, le cortège des ombres
Accompagne tes pas, ou que les vagues sombres
T'enferment dans le sein d'une humide prison !
Mais, peut-être, ô soleil, tu n'as qu'une saison ;
Peut-être, succombant sous le fardeau des âges,
Un jour tu subiras notre commun destin ;
Tu seras insensible à la voix du matin,
Et tu t'endormiras au milieu des nuages.

 

                                     Pierre BAOUR-LORMIAN

                                               ( 1770 - 1854 )

 

Poète et auteur dramatique français, Pierre Baour-Lormian fut élu à l'Académie française en 1815.

 

 

3月6日

CE QUE DISENT LES FLEURS

 
 
***
 
***
 
 " Quand j'étais enfant, ma chère Aurore, j'étais très tourmentée de ne pouvoir saisir ce que les fleurs se disaient entre elles. Mon professeur de botanique m'assurait qu'elles ne disaient rien ; soit qu'il fût sourd, soit qu'il ne voulût pas me dire la vérité, il jurait qu'elles ne disaient rien du tout.
Je savais bien le contraire. Je les entendais babiller confusément, surtout à la rosée du soir ; mais elles parlaient trop bas pour que je pusse distinguer leurs paroles ; et puis elles étaient méfiantes, et, quand je passais près des plates-bandes du jardin ou sur le sentier du pré, elles s'avertissaient par une espèce de psitt, qui courait de l'une à l'autre. C'était comme si l'on eût dit sur toute la ligne : «Attention, taisons-nous ! voilà l'enfant curieux qui nous écoute».
Je m'y obstinai. Je m'exerçai à marcher si doucement, sans frôler le plus petit brin d'herbe, qu'elles ne m'entendirent plus et que je pus m'avancer tout près, tout près ; alors, en me baissant sous l'ombre des arbres pour qu'elles ne vissent pas la mienne, je saisis enfin des paroles articulées.
Il fallait beaucoup d'attention ; c'était de si petites voix, si douces, si fines, que la moindre brise les emportait et que le bourdonnement des sphinx et des noctuelles les couvrait absolument.
Je ne sais pas quelle langue elles parlaient. Ce n'était ni le français, ni le latin qu'on m'apprenait alors ; mais il se trouva que je comprenais fort bien. Il me sembla même que je comprenais mieux ce langage que tout ce que j'avais entendu jusqu'alors.
Un soir, je réussis à me coucher sur le sable et à ne plus rien perdre de ce qui se disait auprès de moi dans un coin bien abrité du parterre. Comme tout le monde parlait dans tout le jardin, il ne fallait pas s'amuser à vouloir surprendre plus d'un secret en une fois. Je me tins donc là bien tranquille, et voici ce que j'entendis dans les coquelicots :
- Mesdames et messieurs, il est temps d'en finir avec cette platitude. Toutes les plantes sont également nobles ; notre famille ne le cède à aucune autre, et, accepte qui voudra la royauté de la rose, je déclare que j'en ai assez et que je ne reconnais à personne le droit de se dire mieux né et plus titré que moi ..."
 
 
                                                                            Georges Sand  ( 1804 - 1876 )
 
 
 
 
 
 
2月28日

BONNE FËTE À TOUTES LES MAMIES

 
 
 
 
 
 
 
Bonne fête à toutes les mamies et pourquoi ne pas y associer les papys qui semblent les grands oubliés du calendrier ?
 
 
2月27日

DE RETOUR...

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LE PAPILLON
 
 
Naître avec le printemps, mourir avec les roses,
Sur l'aile du zéphyr nager dans un ciel pur,
Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses,
S'enivrer de parfums, de lumière et d'azur,
Secouant, jeune encor, la poudre de ses ailes,
S'envoler comme un souffle aux voûtes éternelles,
Voilà du papillon le destin enchanté!
Il ressemble au désir, qui jamais ne se pose,
Et sans se satisfaire, effleurant toute chose,
Retourne enfin au ciel chercher la volupté!
 
Alphonse de LAMARTINE
( 1790 - 1869 )
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Me voici de retour après une longue absence due à diverses raisons, un peu de lassitude, une envie de m'évader, quelques problèmes de santé. Je remercie tous mes amis et amies qui me sont restés fidèles, et j'espère bien revenir, non pas tous les jours, je prends tous les ans un an de plus...

Je remercie les amis qui ne m'ayant pas oublié m'ont envoyé tout au long de cette absence de très beaux PPS, de nombreux courriers...

Je souhaite à chacun de vous une agréable journée

et un très bon week-end

 

Daniela

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12月31日

LES MELODIES DU COEUR

 
 
...en partage un très beau poème que j'ai découvert, une très jolie façon de présenter ses voeux pour le Nouvel An
 
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Les mélodies du coeur
 
 
Aux voeux habituels: Amour, santé, bonheur
Je voudrais associer les miens, plus idylliques
Tant pis si quelques uns paraissent utopiques
Je crois à la vertu des mélodies du coeur
 
Je souhaite à chacun de croire en son étoile
De pouvoir entreprendre et de créer des liens
D'exclure le prétexte en trouvant des moyens
De surmonter les flots en déployant ses voiles
 
Je souhaite à chacun dès la pointe du jour
Pour la grandeur de l'âme et la beauté du geste
De jeter aux orties ses rancoeurs indigestes
D'étonner ses voisins en leur disant "Bonjour"
 
Je souhaite à chacun la détermination
D'abattre ses remparts, de briser ses barrières
De franchir les bornes de ses propres frontières
Pour poursuivre en commun la même direction
 
 
Marcel FAKHOURY
 
 
 
 
 

 

 


 
 
 
 

CITATION POUR LA PAIX ....

 

*

http://fr.youtube.com/watch?v=8LMJs4CZJFY

 

*

 

" Ne nous reposons pas sur nos acquis,

mais efforçons-nous de construire la paix,

de vouloir que la paix soit

dans le coeur et dans l'esprit de chacun. "

.

John Fitzgerald Kennedy

 

.

 

12月22日

LEGENDES DE BRETAGNE ...LE CHEVAL ENCHANTE

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Il était une fois un jeune homme du nom de Tag possédant douze juments qui donnèrent naissance ensemble à onze jolies pouliches alezanes et un affreux gringalet bleu. Mais c'était un poulain qui parlait et Tag subjugé, suivit toutes ses instructions. Bien nourri, le poulain devint un cheval gigantesque. Il était doté de pouvoirs magiques et conseilla à son maître de gagner sur son dos la cour du roi. Les chevaux du roi étaient atteints d'une maladie inconnue et le cheval Tag les guérit par magie. Tag fut nommé chevalier et grand chambellan. Mais une dame de la cour qui le détestait suggéra au roi de l'envoyer lui conquérir le Cheval du Monde.
 
 
 
 
Aidé par son cheval enchanté, Tag y parvint, mais son ennemie suggéra alors de l'envoyer guérir la Princesse aux cheveux d'or. Il y parvint encore, grâce  l'aide de la reine des oies sauvages, qu'il avait sauvé de la faim. Le roi voulut épouser la princesse sur le champ, mais elle s'y refusa, parce qu'elle ne pouvait se marier sans avoir avec elle les biens contenus dans le coffre de son château. Tag fut encore chargé 'aller les chercher et y parvint grâce au roi des poissons à qui il avait rendu service.

 

 

Alors le roi qui voulait retrouver sa jeunesse lui ordonna de se mettre en quête de l'Eau de Mort et de l'Eau de Vie, car il était possible de rajeunir si l'on était successivement tué puis ressuscité. Tag réussit cette mission moyennant le sacrifice de son cheval, mais dès qu'il eut en sa possession les deux eaux, il arrosa l'animal avec celle de vie et le ressuscita. Quand à la Princesse aux Cheveux d'or, elle versa sur le roi de l'eau de mort...mais se garda bien de l'arroser ensuite d'eau de Vie et put ainsi épouser Tag qu'elle aimait depuis le premier jour.

 


12月20日

SAMEDI 22 NOVEMBRE....

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Un soir sur la plage toute seule je marchais. La mer grondait comme pour annoncer un naufrage, un malheur, mais nulle cloche ne sonnait pleurant la misère de l’épouse, de la mère ! De l’enfant !
         Un monstre marin échoué… Des fois c’est un requin blessé par les pales d’une machine, qui respire et qui râle en mourant, ou bien une baleine malade     de l’océan empoisonnée par l’homme avec une poche de plastique maudit dans      la gorge… Lors je m’approchais…  
C’était une énorme turbine de plus de quarante mètres de long, en fonte d’acier, métal d’ombre, lourd, pesant, dépassant je crois plusieurs dizaine de tonnes,    que la mer en colère, protectrice malgré tout, nourricière depuis le début       des temps, elle qui rythme le foetus en gestation, avait violemment rejeté !
            Pensive effrayée je frissonnais : si un chalutier était passé ? Je les connais tous, je suis de Saint Cast tu sais !  Un filet accroché par temps violent, c’est mort d’hommes assurée ! Malédiction !
M’en suis retournée, tremblante, révoltée, avec ce poème pour ne pas pleurer …
 
 
Daniela - Texte offert par un ami
 
 
*****
 
 
 
HIER
 
 
je me promenais sur la plage
en métal vert, par temps mauvais,
l'océan sombre était désert,
les coquilliers à terre versés !
pour le marin trop de danger
tu sais?

puis, un énorme bloc d'acier,
épais, lourd,ombre sale, laissé,
échoué d'hiver sur la grève,
noyé d'algues noires de varech gris,
gisant sur le sable mouillé !
pour le marin moins de danger
la mer est emplie de déchets
tu sais?


et puis quand le vent souffle très fort
je pense,  je tremble  pour ces hommes,
humbles laboureurs d'océan !
et je pleure, et je pleure,
tu sais?
 

                                                                       Daniela - Poème offert par un ami.

 

 

*****

OUI, un monstre marin des temps modernes...un de ces monstres perdus au large par un navire...un de ces monstres qui peuvent entraîner un chalutier par le fond....un de ces monstres qui rôdent en mer est venu s'échouer sur la plage de Saint-Cast et un autre un peu plus loin vers Erquy, un cylindre métallique de 44m de long et pesant entre 15 et 20 tonnes, un véritable danger pour la navigation en mer....   Daniela

 

Photo " Le Petit Bleu "

 


 

 


11月26日

LE PIANO QUE BAISE UNE MAIN FRËLE

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Le piano que baise une main frêle
Luit dans le soir rose et gris vaguement,
Tandis qu'un très léger bruit d'aile
Un air bien vieux, bien faible et bien charmant
Rôde discret, épeuré quasiment,
Par le boudoir longtemps parfumé d'Elle.
 
Qu'est-ce que c'est que ce berceau soudain
Qui lentement dorlote mon pauvre être ?
Que voudrais-tu de moi, doux Chant badin ?
Qu'as-tu voulu, fin refrain incertain
Qui vas tantôt mourir vers la fenêtre
Ouverte un peu sur le petit jardin ?


                                                Paul VERLAINE
                                                   ( 1844 - 1896 )
 
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Nature 9071
 
11月17日

JACQUES PREVERT ...( 1900 - 1977 )

  
 
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Jacques Prévert est né le 4 février 1900 à Neuilly à côté de Paris...La famille n'est pas riche, même si la petite enfance de Jacques se déroule dans un cadre plutôt " chic ". Son père d'origine bretonne vient d'un milieu bourgeois....son grand-père était royaliste et très catholique...et pourtant les parents de Jacques fréquente très peu les églises...Jacques ne sera baptisé qu'à l'âge de 11 ans pour lui permettre de faire sa première communion.

Sa mère lui apprend à lire elle-même et son père lui montre le spectacle des rues de Paris.

Jacques entre à l'école avec six mois de retard, il fréquentera dans un premier temps l'école publique, puis à huit ans l'école religieuse.Pendant les heures de catéchisme il se singularise par des remarques déplacées et selon son expression il restera sa vie durant " intact de Dieu " ...Son seul diplôme : le certificat d'études..Il quittera l'école pour gagner sa vie comme commis de bazar.

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À 20 ans, Jacques Prévert fait son service militaire...En 1924, il fréquente une librairie dans le quartier de l'Odéon. Ces lieux sont aussi fréquentés par de jeunes auteurs Aragon et André Breton, chefs de file du mouvement surréaliste...Durant trois ans, Prévert participe activement aux activités de ce mouvement d'avant-garde.

À partir de 1930, Jacques Prévert fréquente de plus en plus le milieu du cinéma, il travaille à de nombreux scénarios de films. C'est le métier de cinéaste que Prévert revendique. Parmi les films dont il écrit les dialogues avant la guerre, certains deviendront des chefs-d'oeuvres

En 1932, il bénéficie déjà d'une certaine renommée, et devient rédacteur en chef de l'Humanité, quotidien communiste...il écrit les textes d'une troupe de " théâtre ouvrier" , troupe dissoute en 1936....

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Arrive la guerre, Prévert, farouchement pacifiste, parvient à se faire réformer en 1940, et se réfugie dans la zone sud, non occupée. Il écrira le scénario et les dialogues des "Visiteurs du soir " tourné en 1942, film suivi en 1944 des " Enfants du paradis " qui emportera un immense succés après la Libération. Durant la guerre, de nombreux amis de Prévert font partie d'un réseau de résistance, lui-même sert de " boîte aux lettres " ...mais échappera aux camps, contrairement à son ami Robert Desnos.

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La paix revenue, Prévert se mariera ....son recueil " Paroles " 1946 sort en librairie, c'est un succés immédiat...cinq mille exemplaires sont vendus durant la semaine qui suit l'impression...à quarante-six ans, Prévert devient un grand auteur..Le poète, abandonne le cinéma, et se consacre à l'écriture et à une forme d'art particulière : les collages.

Prévert reste attentif aux gens du peuple, se fait l'écho de leurs mots, de leurs joies et de leurs peines...il refuse honneurs et distinctions littéraires.

En 1968, Prévert suit avec intérêt le mouvement étudiant et ouvrier qui fait trembler le pouvoir...

Prévert continue à dénoncer tout ce qui l'indigne, le massacre des arbres, les veaux de boucherie élevés aux oestrogènes...Il sera emporté par un cancer le 11 avril 1977.

 

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11月16日

LA COULEUR LOCALE

 
Pour Johannes et quelques amis qui me trouvent devenue très rare sur mon espace perso ...je reviens avec une très jolie photo prise de la Grande plage de Saint-Cast, la plage au bord de laquelle je me trouvais encore cet après-midi, promenade toujours agréable, à proximité de chez moi....
 
 
 
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Saint-Cast-le-Guildo  ( Bretagne ) : La Grande Plage avec la toute nouvelle promenade entre les rochers et la mer
Cette promenade permet d'accéder au port depuis la plage principale.
 
 
 
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Comme il est beau ce petit paysage
Ces deux rochers ces quelques arbres
et puis l'eau et puis le rivage
comme il est beau
Très peu de bruit un peu de vent
et beaucoup d'eau
C'est un petit paysage de Bretagne
il peut tenir dans le creux de la main
quand on le regarde de loin
Mais si on s'avance
on ne voit plus rien
on se cogne sur un rocher
ou sur un arbre
on se fait mal c'est malheureux
Il y a des choses qu'on peut toucher de près
d'autres qu'il vaut mieux regarder d'assez loin
mais c'est bien joli tout de même
Et puis avec ça
le rouge des roses rouges et le bleu des bluets
le jaune des soucis le gris des petits gris
toute cette humide et tendre petite sorcellerie
et le rire éclatant de l'oiseau paradis
et ces chinois si gais si tristes et si gentils…
Bien sûr
c'est un paysage de Bretagne
un paysage sans roses roses
sans roses rouges
un paysage gris sans petit gris
un paysage sans chinois sans oiseau paradis
Mais il me plaît ce paysage-là
et je peux bien lui faire cadeau de tout cela
Cela n'a pas d'importance n'est-ce pas
et puis peut être que ça lui plaît
à ce paysage-là
La plus belle fille du monde
ne peut donner que ce qu'elle a
La plus belle fille du monde
je la place aussi dans ce paysage-là
et elle s'y trouve bien
elle l'aime bien
Alors il lui fait de l'ombre
et puis du soleil
dans la mesure de ses moyens
et elle reste là
et moi aussi je reste là
près de cette fille-là
A côté de nous il y a un chien avec un chat
et puis un cheval
et puis un ours brun avec un tambourin
et plusieurs animaux très simples dont j'ai oublié le nom
Il y a aussi la fête
des guirlandes des lumières des lampions
et l'ours brun tape sur son tambourin
et tout le monde dans une danse
tout le monde chante une chanson.
 
 
                                                           Jacques PREVERT
                                                               ( 1900 - 1977 )
 
 
 
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11月4日

LA PROMESSE

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Il est donc vrai ! tu veux qu'en mon lointain voyage
Sous le ciel d'Orient j'emporte ton image ;
Et d'un espoir douteux abusant mon amour,
Ta bouche me promet les baisers du retour.
Du retour !... Tu l'as vu, cet éclatant navire !
Et sa poupe et ses mâts de fleurs étaient ornés ;
En ses pavillons d'or il tenait enchaînés      
      Et la fortune et le zéphyre.
Avant peu, disait-on, il reverra le port.
Eh bien ! les jours ont fui. L'inquiète espérance
A l'horizon des mers cherche en vain sa présence,
Il ne reviendra plus. Si tel était mon sort !
Hélas ! du voyageur la vie est incertaine !
S'il échappe aux brigands de la forêt lointaine,
Le désert l'engloutit dans les sables profonds,
Ou sur d'âpres chemins les coursiers vagabonds
Dispersent de son char la roue étincelante,
      Et brisent sa tête sanglante
      Au penchant rapide des monts.
Et je pars ! Ah ! détourne un funeste présage,
Et pour moi désormais les cieux s'embelliront ;
      Et dans mon fortuné voyage
      Je verrai, pure et sans nuage,
L'étoile du bonheur rayonner sur mon front.
 
 
                                             Charles Hubert MILLEVOYE
                                                       ( 1782 - 1816 )
 
 
 
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10月22日

L'HABITUDE

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Et, chaque jour, les mains endormeuses et douces,
Les insensibles mains de la lente Habitude,
Resserrent un peu plus l'étrange quiétude
Où le mal assoupi se soumet et s'émousse ;
 
 
Et du même toucher dont elle endort la peine,
Du même frôlement délicat qui repasse
Toujours, elle délustre, elle éteint, elle efface,
Comme un reflet, dans un miroir, sous une haleine,
 
 
Les gestes, le sourire et le visage même
Dont la présence était divine et meurtrière ;
Ils pâlissent couverts d'une fine poussière ;
La source des regrets devient voilée et blême.
 
 
A chaque heure apaisant la souffrance amollie,
Otant de leur éclat aux voluptés perdues,
Elle rapproche ainsi de ses mains assidues,
Le passé du présent, et les réconcilie ;
 
 
La douleur s'amoindrit pour de moindres délices ;
La blessure adoucie et calme se referme ;
Et les hauts désespoirs, qui se voulaient sans terme,
Se sentent lentement changés en cicatrices ;
 
 
Et celui qui chérit sa sombre inquiétude.
Qui verserait des pleurs sur sa douleur dissoute,
Plus que tous les tourments et les cris vous redoute,
Silencieuses mains de la lente Habitude
 

                                 Auguste ANGELLIER
                                    ( 1848 - 1911 )
 
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