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8月30日 AU PAYS DES DES MOTS ET DES MAUX... Une pensée pour Corinne...
8月27日 APRES TROIS ANS
8月22日 LISE
En 1811, Victor HUGO avait passé le mois d'avril à Bayonne, dans une maison, dont le propriétaire avait une fille" de quatorze ou quinze ans ", et, de retour dans cette ville, le 26 juillet 1843, il écrit à Louis Boulanger que sa mémoire, " après trente années, n'a perdu aucun des traits de cette angélique figure...Elle était blonde et svelte " poursuit-il, " et me paraissait grande. C'était un regard doux et voilé, un profil virgilien, comme on rêve Amaryllis ou la Galatée qui s'enfuit vers les saules " Elle venait jouer avec les enfants Hugo, et, souvent assise sur les marches de la cave, elle lisait un livre à Victor ; par moment, dit-il, " mes yeux se baissaient, mon regard rencontrait son fichu ent'ouvert au-dessous de moi, et je voyais, avec un trouble mêlé d'une fascination étrange, sa gorge ronde et blanche qui s'élevait et s'abaissait doucement dans l'ombre, vaguement dorée d'un chaud reflet du soleil ", il s'interroge, ému, sur ces amours enfantines : " O époque naïve, et pourtant déjà doucement agitée ! C'est là que j'ai vu poindre dans le coin le plus obscur de mon âme cette première lueur inexprimable, aube divine de l'amour...". Extrait de notes du livre : VICTOR HUGO Les Contemplations Poésie / Gallimard
8月20日 ELLE ETAIT DECHAUSSEE, ELLE ETAIT DECOIFFEE...
8月18日 UNE RUELLE DE FLANDRES ... ( Extrait )
" Mme Desbordes-Valmore fut femme, fut toujours femme, et ne fut absolument que femme ; mais elle fut à un degré extraordinaire l’expression poétique de toutes les beautés de la femme... " ===== " L'un des plus grands poètes, je ne dirais pas du XIXe siècle français, mais de tous les temps " ( Aragon )
8月17日 VERS LE SOLEIL S'EN VONT ENSEMBLEVers le soleil s'en vont ensemble
Mes pensées, divines soeurs. Elles chantent ; l'air pâle en tremble Comme s'il y tombait des fleurs. Une s'attarde la dernière,
Tristement, au bord du chemin D'où monte l'âme du matin Et la rosée à la lumière. Celle-là qui s'évanouit,
Au fond de ses larmes mortelles, Ne chante pas, mais c'est par elles Que le soleil l'attire à lui. Charles VAN LERBERGHE
( La Chanson d' Eve )
( 1801 - 1907 )
Charles VAN LERBERGHE, poète belge, publie ses premiers vers en 1886 dans la revue parisienne " la Pléiade " ...Son premier volume, " Entrevisions" , paru en 1898, lui apporte aussitôt le succès.
Reçu docteur en philosophie à Bruxelles, il voyage en Angleterre, en Allemagne et c'est en Italie qu'il commence à écrire " La Chanson d'Eve ", chef-d'oeuvre qui paraît en 1904.
Il meurt à Bruxelles, victime d'une congestion cérébrale, sans avoir pu donner toute la mesure de son talent, qui le place au premier rang des poètes symboliques.
8月15日 LA ROSEJe dirai la rose aux plis gracieux. La rose est le souffle embaumé des Dieux, Le plus cher souci des Muses divines. Je dirai ta gloire, ô charme des yeux, Ô fleur de Kypris, reine des collines ! Tu t'épanouis entre les beaux doigts De l'Aube écartant les ombres moroses ; L'air devient rose, et roses es bois ; La bouche et le sein des Nymphes sont roses ! Heureuse la vierge aux bras arrondis Qui dans les halliers humides te cueille ! Heureux le front jeune où tu resplendis ! Heureuse la coupe où nage ta feuille ! Ruisselante encor du flot paternel, Quand de la mer beue Aphrodite éclose Etincela nue aux cartés du ciel, La terre jalouse enfanta la rose ; Et l'Olympe entier, d'amour transporté, Salua la fleur avec la Beauté ! Charles-Marie LECONTE DE LISLE ( 1818 - 1894 ) ==========
IL NE M'EST PARIS QUE D'ELSASAINT-CAST: vue du port
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8月13日 UNE CONQUËTE
Guy de MAUPASSANT ( extrait )
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8月12日 JOHN PLAYNE( suite )
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Vite que l'on se presse
Il faut hisser d'abord Le chalut qui ne cesse De peser sur le bord. C'est à quoi l'on travaille Mais il est tellement Lourd, il faut maille à maille Le hâler lentement. Mais enfin il approche, À l'aide de palans Par le fond, on le croche Un cadavre est dedans. Et cette épave humaine Arrachée à la mer C'est lui, c'est John Playne Le pêcheur de Kormer Son bateau sans nul doute À lui-même livré Pris de travers en route Sous voile a chaviré. ********
Ce qui mène à comprendre
Pourquoi comme un mulet L'ivrogne s'est fait prendre Dans son propre filet. À quel horrible fût ! Il est gonflé ce porc ! Et malgré tant d'abus Il semblait ivre encore. Achevez la besogne Pêcheurs il faut rentrer. Ce misérable ivrogne, On pourrait l'enterrer. Hélas, j'aime à le croire Vous saurez le mettre où Il ne pourra plus boire Mais creusez bien le trou ! Ainsi finit John Playne Pêcheurs la mer est pleine Allons pêcheurs en mer. Jules VERNE
Je n'aime pas trop la fin de ce poème de Jules VERNE " JOHN PLAYNE ", peut-être parce que je vis au bord de la mer, où de notre port partent des bateaux de pêche...et que ces hommes qui affrontent la mer tous les jours en connaissent les dangers, et ne partent pas ivres ! 8月11日 JOHN PLAYNE ( suite )
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À peine quelques nues
Dans le ciel du matin Fuyantes et ténues, Le soleil a bon teint. Il fera beau. N'empêche Qu'avec cet affreux temps Les chaloupes de pêche Auront eu leur content ! Qu'importe, à la rentrée Nul ne manque ! On a fait Une bonne marée ! Donc hurrah ! C'est parfait ! Ah ! Comme l'on oublie Le danger qui n'est plus ! Aussi chacun rallie La baie avec le flux, On force et l'on se hâte Les voilà bord à bord C'est comme une régate À l'arrivée au port.
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Tiens ! Qu'est-ce qui se passe ? ( ... ) . Jules VERNE à suivre... 8月9日 JOHN PLAYNE( suite )
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La baie a deux bons milles
Du port au pied des bancs Des passes difficiles, De sinueux rubans ! C'est comme un labyrinthe Où, même en plein midi, On ne va pas sans crainte Eût-on le coeur hardi. Mais John, c'est son affaire, Bras vigoureux, oeil sûr, Il sait ce qu'il faut faire Et se dirige sur Le cap que l'on voit poindre Au pied du vieux fanal Là le courant est moindre Qu'à travers le chenal ! ****
En avant c'est le vide Vide farouche et noir, Et sans l'éclair livide On n'y pourrait rien voir ! Le vent là-haut fait rage Mais ne tardera pas Sous le poids de l'orage A se jeter en bas. En effet la rafale Se déchaîne dans l'air Se rabaisse et s'affale Presque au ras de la mer, Mais John a son idée, C'est de gagner au vent Rien que d'une bordée Comme il l'a fait souvent. ( ... )
Jules VERNE
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( à suivre ) 8月8日 JOHN PLAYNE*
John Playne on peut l'en croire
Est complètement soûl ! Il n'a cessé de boire Jusqu'à son dernier sou ! Dam' ! deux heures de stage Au fond d'un cabaret En faut-il davantage Pour absorber son prêt ? Bah ! Dans une marée Il le rattrapera Et brute invétérée Il recommencera. D'ailleurs c'est l'habitude Des pêcheurs de Kormer Ils font un métier rude ! Allons John Playne en mer ! **
Le bateau de John Playne
Se grée en étalier Avec foc et misaine. Il a nom Saint-Hélier. Mais que John se dépêche De retourner à bord ! Les chaloupes de pêche Sont déjà loin du port ! C'est que la mer est prompte A descendre à présent ! A peine si l'on compte Deux heures de jusant ! Donc si John ne se hâte De partir au plus tôt, ( ... )
Jules VERNE
( à suivre ) 8月2日 PLUTUS PREMIER ROI DE FRANCEJe me replonge dans Jules Verne, et j'ai choisi comme introduction un extrait d'un poème de Jacques DURAND-DESJEUX, mis en musique par Serge Kerval. Les Nantais ont de bonnes raisons d'être fiers de leur grand écrivain., et j'aime beaucoup ces trois vers relevés dans ce même poème : . " ... C'est pour rimer avec moderne Qu'on a dit qu'il s'appelait Verne Son vrai nom était << Poésie >>... " PLUTUS PREMIER ROI DE FRANCE
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Dans l'ancien temps, Plutus, le grand dieu des richesses,
Ne portant ses faveurs qu'aux gens religieux, Afin de découvrir sans erreur les adresses, Chose possible alors, avait d'excellents yeux ; Plus tard, se laissant prendre aux trompeuses caresses, Des hommes criminels, vils et fallacieux, Plutus devint aveugle : aux hommes odieux Ainsi qu'aux bons, dès lors, il versa ses largesses ; En France maintenant l'or et l'argent sont rois, Plutus règne en maître et seul bâtit les lois ; Sur le trône à son tour il prend rang dans l'histoire : Mais depuis qu'il est roi, Plutus se transformant,
N'est certes plus aveugle et voit parfaitement : Car seuls les méchants ont la fortune et la gloire ! Jules VERNE ***
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Poème extrait du livret " LES INSOLITES DE JULES VERNE "....Ces quelques poèmes sont un régal !
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